Escitalopram NOBEL

Composition

Principes actifs

Escitalopramum ut escitaloprami oxalas.

Excipients

Lactosum monohydricum 51.7 mg (comprimés pelliculés à 10 mg) resp. 103.4 mg (comprimés pelliculés à 20 mg), Copovidonum, Maydis amylum, Cellulosum microcristallinum (E460i), Carmellosum natricum conexum (E468) (corresp. sodium 0.55 mg (comprimés pelliculés à 10 mg) resp. 1.09 mg (comprimés pelliculés à 20 mg)), Magnesii stearas (E470b), Hypromellosum (E464), Acidum stearicum (E570), Titanii dioxidum (E171).

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimés pelliculés (sécables) à 10 mg et 20 mg descitalopram (sous forme doxalate descitalopram).

Indications/Possibilités demploi

·Traitement de la dépression dans sa phase initiale et traitement dentretien pour la prévention des rechutes.

·Prévention de nouveaux épisodes de dépression unipolaire.

·Traitement des phobies sociales.
L
efficacité à long terme en cas de phobie sociale a été démontrée sur une durée allant jusquà 36 semaines.

·Traitement des troubles anxieux généralisés.

·Troubles paniques avec ou sans agoraphobie.

·Traitement des troubles obsessionnels compulsifs.

Posologie/Mode demploi

Adultes

La sécurité demploi des doses supérieures à 20 mg/jour nest pas documentée.

Dépressions:

Escitalopram NOBEL est administré en une dose unique de 10 mg par jour.

10 mg correspondent à:

Comprimés pelliculés 10 mg

Comprimés pelliculés 20 mg

1

½

Selon la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée à un maximum de 20 mg une fois par jour.

Leffet antidépresseur nintervient en général quaprès 2 à 4 semaines; il est toutefois possible que le délai daction soit plus court. Après la régression des symptômes du stade aigu, un certain laps de temps est nécessaire pour consolider leffet thérapeutique. Cest pourquoi le traitement dune dépression devrait durer au moins 6 mois. Chez les patients souffrant de dépression récidivante (dépression unipolaire), un traitement dentretien de plus longue durée peut savérer nécessaire afin déviter la survenue de nouveaux épisodes dépressifs.

Phobies sociales:

La dose unique usuelle de Escitalopram NOBEL sélève à 10 mg par jour.

10 mg correspondent à:

Comprimés pelliculés 10 mg

Comprimés pelliculés 20 mg

1

½

En fonction de la réponse individuelle du patient, la posologie peut être augmentée après 4 semaines à un maximum de 20 mg une fois par jour. Lefficacité demploi a été démontrée sur une durée de traitement allant jusquà 36 semaines. Interrompre le traitement si le patient ne répond pas au traitement après 12 semaines.

Troubles anxieux généralisés:

La dose unique usuelle de Escitalopram NOBEL sélève à 10 mg par jour.

10 mg correspondent à:

Comprimés pelliculés 10 mg

Comprimés pelliculés 20 mg

1

½

En fonction de la réponse individuelle du patient, la posologie peut être augmentée à un maximum de 20 mg une fois par jour.

Le traitement à long terme des répondeurs a été étudié pendant 6 mois au moins et peut être individuellement pris en considération pour la prévention de rechute.

Troubles paniques avec ou sans agoraphobie:

La dose initiale recommandée dans la première semaine du traitement sélève à 5 mg, elle est ensuite augmentée à 10 mg par jour. Selon la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée à un maximum de 20 mg une fois par jour.

Troubles obsessionnels compulsifs:

La dose unique usuelle de Escitalopram NOBEL sélève à 10 mg par jour.

10 mg correspondent à:

Comprimés pelliculés 10 mg

Comprimés pelliculés 20 mg

1

½

En fonction de la réponse individuelle du patient, la posologie peut être augmentée à un maximum de 20 mg une fois par jour.

Leffet à long terme chez les répondeurs (traités par escitalopram 10 ou 20 mg/jour) a été étudié pendant au moins 24 semaines.

Vu que les troubles obsessionnels compulsifs sont une maladie chronique, les patients doivent être traités pendant plusieurs mois, voire plus longtemps, jusquà ce que la disparition des symptômes soit assurée.

Contrôler périodiquement la nécessité du traitement ainsi que la posologie.

Interruption du traitement

Un arrêt brutal doit être évité. Lors de larrêt du traitement par escitalopram, la posologie sera réduite progressivement sur une période dau moins une à deux semaines afin de diminuer le risque de symptômes liés à larrêt du traitement (voir «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables»). Si des symptômes intolérables apparaissent après une diminution de la dose ou à larrêt du traitement, le retour à la dose précédemment prescrite doit être envisagé. Le médecin pourra ultérieurement reprendre la décroissance posologique, mais de façon plus progressive.

Mode demploi

Les comprimés pelliculés Escitalopram NOBEL sont administrés une fois par jour et peuvent être pris indépendamment des repas.

Instructions posologiques particulières

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique

Une dose initiale de 5 mg par jour est recommandée pendant les deux premières semaines.

5 mg correspondent à:

Comprimés pelliculés 10 mg

½

En fonction de la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée à 10 mg par jour (voir «Pharmacocinétique»).

Patients présentant des troubles de la fonction rénale

Chez les patients souffrant dinsuffisance rénale légère ou modérée, une adaptation posologique peut être nécessaire. La prudence est recommandée chez les patients atteints dinsuffisance rénale grave (clairance de créatinine inférieure à 30 ml/min), (voir «Pharmacocinétique»).

Patients âgés (>65 ans)

La posologie initiale est 5 mg une fois par jour. En fonction de la réponse individuelle du patient, la posologie peut être augmentée à 10 mg une fois par jour (voir «Pharmacocinétique»). Les patients >60 ans nont presque pas fait lobjet détudes dans lindication des troubles obsessionnels compulsifs.

Enfants et adolescents (<18 ans)

Escitalopram NOBEL nest pas recommandé chez lenfant et ladolescent de moins de 18 ans (voir «Mises en garde et précautions»).

Métaboliseurs lents du CYP2C19

Le dosage doit être prudent. Une dose initiale de 5 mg par jour est recommandée pendant les deux premières semaines.

5 mg correspondent à:

Comprimés pelliculés 10 mg

½

En fonction de la réponse individuelle du patient, la dose peut être augmentée à 10 mg par jour (voir «Pharmacocinétique»).

Contre-indications

·Hypersensibilité à lescitalopram ou à lun des excipients (voir «Composition»).

·Ladministration simultanée dinhibiteurs irréversibles (non sélectifs ou sélectifs) de la MAO (voir «Interactions»).

·Lassociation dinhibiteurs réversibles de la MAO-A (p. ex. du moclobémide) ou du linézolide, inhibiteur réversible et non-sélectif de la MAO (voir «Interactions»).

·Ladministration simultanée de pimozide (voir «Interactions»).

·Lescitalopram est contre-indiqué chez les patients sujets à un allongement de lintervalle QT connu ou à un syndrome du QT long congénital.

·Lescitalopram est contre-indiqué lors dutilisation simultanée de médicaments connus pour allonger lintervalle QT (voir «Interactions»).

Mises en garde et précautions

Les précautions suivantes sont valables pour lensemble de la classe thérapeutique des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS).

Enfants et adolescents:

Escitalopram NOBEL ne doit pas être utilisé pour traiter lenfant et ladolescent de moins de 18 ans. Dans des études cliniques menées chez lenfant et ladolescent, une augmentation du comportement suicidaire (tentatives de suicide et pensées suicidaires) ainsi quune attitude dhostilité (principalement un comportement agressif et oppositionnel ainsi que des crises de rage) ont été observées plus fréquemment sous traitement par des antidépresseurs que sous placebo. En cas de nécessité clinique dun traitement antidépresseur, le patient doit être étroitement surveillé à la recherche de symptômes suicidaires.

De plus, on ne dispose daucune donnée à long terme sur la sécurité chez lenfant et ladolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.

Risque de suicide:

Les troubles dépressifs sont associés à un risque accru didées suicidaires, dauto-agression et de suicide (évènements de type suicidaire). Ce risque accru persiste jusquà lapparition dune rémission significative. Lamélioration clinique ne survenant pas forcément pendant les premières semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusquà lobtention de cette amélioration. Lexpérience clinique montre que le risque de suicide peut augmenter en début de traitement.

Les autres troubles psychiatriques pour lesquels Escitalopram NOBEL est prescrit peuvent également être associés à un risque accru dévènements de type suicidaire. De plus, ces troubles peuvent être associés à une dépression. Les mêmes précautions demploi que celles mentionnées pour les patients souffrant de troubles dépressifs devront donc être appliquées aux patients présentant dautres troubles psychiatriques.

Les patients ayant des antécédents de comportement suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires prononcées avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de développer des idées suicidaires ou de faire des tentatives de suicide. Ils doivent donc faire lobjet dune surveillance particulièrement attentive pendant le traitement.

Une méta-analyse dessais cliniques contrôlés par placebo sur lutilisation dantidépresseurs chez ladulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo.

Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque de suicide, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement en début de traitement et lors dajustements posologiques. Les patients et leur entourage doivent être avertis de la nécessité de surveiller toute aggravation clinique, lapparition didées ou de comportements suicidaires ainsi que toute modification inhabituelle du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si de tels symptômes surviennent.

Principalement au début du traitement, il convient de prescrire le médicament dans le conditionnement adéquat le plus petit afin de réduire le risque datteinte à soi-même.

Anxiété paradoxale:

Certains patients souffrant de trouble panique peuvent présenter une exacerbation des symptômes anxieux en début de traitement par antidépresseur. Cette réaction paradoxale sestompe généralement au cours des 2 premières semaines de traitement. Il est donc conseillé de débuter le traitement à faible dose afin de réduire le risque de survenue de cet effet anxiogène (voir «Posologie/Mode demploi»).

Acathésie/agitation psychomotrice:

Lutilisation des ISRS/IRSN a été associée au développement dune agitation psychomotrice ou dune acathésie, caractérisée par une agitation ressentie comme désagréable ou pénible et un besoin de bouger souvent, ainsi que par une impossibilité à rester assis ou debout tranquillement. Ces troubles surviennent le plus souvent au cours des toutes premières semaines de traitement. Une augmentation de posologie peut être préjudiciable aux patients ayant développé ces symptômes.

Crises convulsives:

Escitalopram doit être interrompu si le patient présente des convulsions pour la première fois ou si la fréquence des convulsions augmente (pour des patients chez qui une épilepsie a été diagnostiquée précédemment). Les ISRS ne doivent pas être utilisés chez les patients présentant une épilepsie instable. Les patients présentant une épilepsie contrôlée doivent être suivis étroitement.

Manie:

Les ISRS ne doivent être utilisés quavec prudence chez les patients avec antécédents de manie/hypomanie. Le traitement par ISRS doit être arrêté à lapparition dune phase de manie.

Diabète:

Les ISRS peuvent modifier le contrôle glycémique chez les diabétiques. La posologie des médicaments comme linsuline et/ou les antidiabétiques oraux doit éventuellement être adaptée chez le diabétique.

Hyponatrémie:

Une hyponatrémie observée lors de la prise dISRS et probablement due à une sécrétion inappropriée de lhormone antidiurétique, disparaît généralement à larrêt du traitement. Il semble que les femmes âgées soient particulièrement à risque de développer cet effet indésirable. La prudence est de mise chez les patients âgés, les patients cirrhotiques ou chez les patients prenant simultanément des médicaments susceptibles doccasionner une hyponatrémie.

Hémorragie:

Il existe des rapports qui font état dun allongement du temps de saignement et/ou de troubles hémorragiques (par ex. ecchymoses, hémorragies gynécologiques, hémorragies gastro-intestinales et autres saignements cutanés et muqueux) sous thérapie aux ISRS. Les ISRS/IRSN peuvent augmenter le risque dhémorragie du post-partum (voir «Grossesse, Allaitement» et «Effets indésirables»). La prudence est recommandée chez les patients prenant des ISRS, en particulier lors dune prise concomitante danticoagulants oraux et de médicaments inhibant lagrégation plaquettaire (p. ex. lacide acétylsalicylique et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, la ticlopidine et le dipyridamol) ainsi que chez les patients avec antécédents de troubles hémorragiques.

Thérapie électroconvulsive:

Quelques rapports seulement ont été publiés au sujet de lutilisation simultanée dISRS et dune thérapie électroconvulsive en clinique. En conséquence, la prudence est recommandée.

Syndrome sérotoninergique:

La prise simultanée de Escitalopram NOBEL et dautres médicaments sérotoninergiques, y compris les médicaments contre la migraine de type triptan tels que le sumatriptan, le tryptophane, les inhibiteurs de la MAO, les opioïdes tels que le tramadol et la buprénorphine, dautres médicaments pour la dépression de la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), la sérotonine - les inhibiteurs de la recapture (IRSN) et les antidépresseurs tricycliques peuvent conduire au syndrome sérotoninergique (voir «interactions»). Si un traitement concomitant avec dautres médicaments sérotoninergiques est cliniquement indiqué, une surveillance attentive du patient est recommandée, en particulier au début du traitement et lorsque la dose est augmentée.

Lassociation de symptômes tels que lagitation, les tremblements, la myoclonie et lhyperthermie peut indiquer le développement dun syndrome sérotoninergique. Dès lapparition de tels symptômes, il faut interrompre immédiatement la prise de Escitalopram NOBEL et de médicaments sérotoninergiques et procéder à un traitement symptomatique.

Hypericum:

Des interactions peuvent se manifester entre les ISRS et les produits à base de millepertuis (Hypericum perforatum), se traduisant par une augmentation des effets indésirables.

Symptômes de sevrage/arrêt du traitement:

Larrêt du traitement par Escitalopram NOBEL doit prévoir une réduction progressive de la dose sur une période de 1 2 semaines pour éviter lapparition de symptômes de sevrage. Même après linterruption du traitement, les patients doivent être étroitement surveillés, car un risque de rechute en dépression (accompagné à nouveau dun potentiel suicidaire) ou de symptômes de sevrage existe (voir «Posologie/Mode demploi» et «Effets indésirables»).

Cardiopathie coronarienne:

Dû à lexpérience limitée lors des études cliniques avec des patients ayant une cardiopathie coronarienne, la prudence est conseillée.

Allongement de lintervalle QT:

Il a été montré que lescitalopram peut provoquer un allongement de lintervalle QT dépendant de la dose. Depuis la commercialisation, des cas dallongement de lintervalle QT et darythmies ventriculaires, incluant de très rares cas de torsade de pointes ont été rapportés. Ceci concernait avant tout les femmes ainsi que des patients présentant une hypokalémie, un allongement QT préexistant, ou dautres affections cardiaques (voir «Contre-indications», «Interactions», «Effets indésirables», «Surdosage» et «Propriétés/Effets»).

La prudence est de mise pour les patients présentant une bradycardie prononcée ou chez les patients ayant souffert un infarctus du myocarde aigu récemment ou présentant une insuffisance cardiaque non compensée.

Les troubles de léquilibre des électrolytes comme lhypokalémie ou lhypomagnésémie augmentent le risque pour des arythmies malignes et doivent être corrigés avant le début du traitement avec lescitalopram.

Lors du traitement de patients avec des affections cardiaques stables, un contrôle de lECG devrait être pris en considération avant le début du traitement.

Lescitalopram est à arrêter si des signes de troubles du rythme cardiaque se manifestent au cours du traitement, de plus il faudrait faire un ECG.

Glaucome à angle fermé:

Les ISRS dont lescitalopram peuvent avoir un effet sur le diamètre de la pupille, entraînant une mydriase. Cet effet mydriatique peut réduire langle de loeil, conduisant à une augmentation de la pression intraoculaire et à un risque de glaucome à angle fermé, en particulier chez les patients prédisposés. Lescitalopram doit donc être utilisé avec précaution chez les patients ayant un glaucome à angle fermé ou des antécédents de glaucome.

Fertilité:

Des études chez lanimal ont montré que le citalopram affecte la qualité du sperme (voir «Données précliniques»).

Des cas rapportés chez lhomme traité par ISRS ont montré que leffet sur la qualité du sperme est réversible.

Un impact sur la fertilité humaine na pas été observé à ce jour.

Dysfonction sexuelle:

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)/inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (ou norépinéphrine) (IRSN) pourraient causer des symptômes de dysfonction sexuelle. Des cas de dysfonction sexuelle dont les symptômes se sont prolongés malgré larrêt du traitement par des ISRS/IRSN ont été rapportés.

Informations sur les excipients:

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne devraient pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c.-à-d. quil est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Interactions pharmacodynamiques

Co-administrations médicamenteuses contre-indiquées:

Inhibiteurs irréversibles et non-sélectifs de la MAO:

De graves réactions ont été observées chez des patients qui avaient pris des ISRS en même temps que des inhibiteurs irréversibles et non sélectifs de la MAO et chez dautres patients qui avaient commencé un traitement par inhibiteurs de la MAO immédiatement après larrêt dun traitement par ISRS. Dans certains cas, une augmentation de lactivité sérotoninergique a été observée (syndrome sérotoninergique).

Lassociation de lescitalopram avec des inhibiteurs irréversibles non-sélectifs de la MAO est contre-indiquée. Un traitement par Escitalopram NOBEL doit débuter au plus tôt 14 jours après larrêt dun traitement par un inhibiteur irréversible de la MAO. Un traitement par des inhibiteurs irréversibles et non sélectifs de la MAO doit commencer au plus tôt 7 jours après larrêt dun traitement par Escitalopram NOBEL.

Inhibiteurs sélectifs réversibles de la MAO-A (moclobémide):

En raison du risque de développement dun syndrome sérotoninergique, lassociation de lescitalopram avec un inhibiteur de la MAO-A (comme le moclobémide) est contre-indiquée. Si toutefois une association médicamenteuse de ce genre savère nécessaire, le traitement sera instauré avec la dose la plus faible. Une surveillance étroite du patient simpose.

Autrement une thérapie avec Escitalopram NOBEL devrait être commencée au plus tôt 1 jour après larrêt du traitement par moclobémide, inhibiteur sélectif réversible de la MAO-A.

Inhibiteurs réversibles et non-sélectifs de la MAO (linézolide):

Lantibiotique linézolide est un inhibiteur réversible et non-sélectif de la MAO et ne devrait donc pas être appliqué chez des patients sous le traitement à lescitalopram.

Si la combinaison est absolument nécessaire, une dose aussi faible que possible devrait être donnée. Une surveillance clinique très étroite du patient simpose.

Inhibiteurs sélectifs irréversibles de la MAO-B (sélégiline):

En raison du risque de syndrome sérotoninergique, aucune association de Escitalopram NOBEL avec la sélégiline (inhibiteur sélectif de la MAO-B) ne devrait avoir lieu. Ladministration simultanée de citalopram racémique et de sélégiline (jusquà 10 mg par jour) na conduit à aucune interaction de pertinence clinique. Aucune expérience à long terme nexiste sur ladministration simultanée de citalopram et de sélégiline chez des patients parkinsoniens.

Pimozide:

Ladministration concomitante dune dose unique de 2 mg de pimozide à des personnes traitées pendant 11 jours par 40 mg par jour de citalopram racémique, a entraîné une augmentation de lAUC et de la Cmax du pimozide; cette augmentation na pas été observée constamment. Lors de ladministration concomitante de pimozide et de citalopram, un allongement moyen de lintervalle QTc denviron 10 ms a été observé. Vu que cette interaction a été observée à une faible dose de pimozide déjà, ladministration concomitante descitalopram et de pimozide est contre-indiquée.

Allongement de lintervalle QT:

Aucune étude de pharmacocinétique et pharmacodynamique na été effectuée sur lutilisation de lescitalopram simultanément avec dautres médicaments allongeant lintervalle QT.
Un effet additif de l
escitalopram et de ces agents pharmaceutiques ne peut pas être exclu.
C
est pourquoi ladministration descitalopram en combinaison avec des médicaments qui allongent lintervalle QT, comme p. ex. les antiarythmiques de classe IA ou III, les antipsychotiques (p.ex. les dérivés de phénothiazine, le pimozide, lhalopéridol), les antidépresseurs tricycliques, certains agents antimicrobiens (p.ex. la moxifloxacine, lérythromycine IV, la pentamidine, les substances antimalaria, en particulier lhalofantrine) ainsi que certains antihistaminiques (mizolastine) est contre-indiquée.

Co-administrations médicamenteuses qui requièrent la prudence:

Substances sérotoninergiques:

Ladministration simultanée de substances, y compris les opioïdes, comme le tramadol et la buprenorphine, le sumatriptan et dautres triptanes peut conduire à un renforcement de leffet associé à la 5-HT. En conséquence, la prudence est recommandée lors de la prise simultanée de Escitalopram NOBEL et de substances sérotoninergiques, car le risque de syndrome sérotoninergique, une maladie potentiellement mortelle, est accru (voir également «Mises en garde et précautions»).

Substances qui abaissent le seuil de convulsion:

Les ISRS peuvent abaisser le seuil de convulsion. La prudence est recommandée lors dune administration simultanée avec des médicaments qui abaissent également le seuil de convulsion.

Lithium, tryptophane:

Un renforcement de leffet a été observé lors de ladministration simultanée dISRS et de lithium ou de tryptophane. En conséquence, cette association doit être réalisée avec prudence.

Hypericum:

Des interactions peuvent se manifester entre les ISRS et les produits à base de millepertuis (Hypericum perforatum), se traduisant par une augmentation des effets indésirables.

Hémorragie:

La prise simultanée dISRS et danticoagulants peut entraver la coagulation sanguine. Chez les patients qui prennent des anticoagulants, les paramètres de coagulation doivent être surveillés au début et à la fin dun traitement par Escitalopram NOBEL.

Alcool:

Une étude réalisée chez 12 volontaires a montré quune faible quantité dalcool (prise unique) ne conduisait à aucune interaction ni pharmacocinétique ni pharmacodynamique avec le citalopram racémique.

Interactions pharmacocinétiques

Effets dautres médicaments sur la pharmacocinétique de lescitalopram:

Le métabolisme de lescitalopram passe essentiellement par le CYP2C19. Les CYP3A4 et CYP2D6 sont également impliqués, mais dans une moindre mesure. Le métabolisme du métabolite principal S-DCT (escitalopram déméthylé) semble être catalysé en partie par le CYP2D6.

Ladministration simultanée de médicaments inhibant le CYP2C19 peut entraîner une augmentation du taux plasmatique descitalopram. La prudence est recommandée en cas dadministration simultanée avec par ex. loméprazole. Une réduction de la dose descitalopram peut savérer nécessaire.

Cimétidine:

Ladministration concomitante descitalopram avec de la cimétidine (inhibiteur enzymatique non spécifique moyennement puissant) a montré une augmentation modérée (denviron 70%) des concentrations plasmatiques de lescitalopram. En conséquence, lors de ladministration simultanée de cimétidine, la prudence est recommandée dans le domaine posologique supérieur de lescitalopram. Une adaptation posologique peut être nécessaire.

Ritonavir, kétoconazole:

La pharmacocinétique de lescitalopram subit des modifications parfois statistiquement significatives lors de ladministration simultanée de Ritonavir (inhibiteur du CYP3A4) ou de kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) (p.ex. la Clescitalopram diminue de manière statistiquement significative lors de ladministration simultanée de kétoconazole). La pertinence clinique de cette observation est encore incertaine.

Effets de lescitalopram sur la pharmacocinétique dautres médicaments:

Lescitalopram est un inhibiteur du CYP2D6. En conséquence, la prudence est recommandée lors dune administration simultanée avec des médicaments principalement métabolisés par cette enzyme et dont lindex thérapeutique est étroit, comme la flécaïnide, la propafénone et le métoprolol (lorsquil est administré dans la défaillance cardiaque). Une adaptation posologique peut savérer nécessaire.

Ladministration simultanée descitalopram et de métoprolol ou de désipramine a conduit dans les deux cas à un doublement du taux plasmatique des deux substrats du CYP2D6.

Des études in vitro ont démontré que lescitalopram est un faible inhibiteur du CYP2C19. En conséquence, la prudence est recommandée lors de ladministration simultanée de médicaments qui sont métabolisés par le CYP2C19.

Divers:

Des études dinteractions pharmacocinétiques avec le citalopram racémique ont montré quaucune interaction de pertinence clinique nexiste ni avec la carbamazépine, le triazolam (tous deux sont des substrats du CYP3A4), la théophylline (substrat du CYP1A2), la warfarine (substrat des CYP3A4 et CYP2C9), la lévomépromazine (inhibiteur du CYP2D6), le lithium et la digoxine.

En raison de quelques rapports spontanés isolés (surveillance post-marketing) évoquant une interaction possible entre la warfarine et lescitalopram, les patients sous anticoagulants doivent être plus étroitement surveillés au début dun traitement par escitalopram.

Grossesse, Allaitement

Grossesse:

Il nexiste pas de données cliniques concernant lemploi chez la femme enceinte.

Les expérimentations animales ont révélé une toxicité sur la reproduction (données plus précises sous la rubrique «Données précliniques»).

Le médicament ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.

Les nouveau-nés doivent être surveillés si la mère a poursuivi escitalopram en fin de grossesse, particulièrement pendant le troisième trimestre. Les symptômes de sevrage suivants peuvent survenir chez le nouveau-né après prise maternelle descitalopram jusquà peu avant la naissance ou jusquà la naissance: détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions, température instable, difficultés à salimenter, vomissements, hypoglycémie, tremblements, tonus musculaire anormal, hyperréflexie, surexcitation, irritabilité, léthargie, pleurs persistants, somnolence et troubles du sommeil. Ces symptômes peuvent être des symptômes de sevrage ou être dus à une activité sérotoninergique trop élevée. Dans la majorité des cas, les complications débutent immédiatement ou très rapidement (en lespace de 24 heures) après la naissance.

Dans une étude épidémiologique, lemploi des ISRS après les 20 premières semaines de grossesse était associé à un risque plus élevé dhypertension pulmonaire persistante du nouveau-né (HPPN). Le risque absolu parmi les femmes ayant pris des ISRS en fin de grossesse sélevait à environ 6 à 12 cas pour 1000 femmes par rapport à 1 à 2 cas pour 1000 femmes dans la population générale. On ne dispose actuellement daucune donnée confirmée relative au risque dHTAPPN après la prise des ISRS pendant la grossesse; il sagit de la première étude à avoir étudié ce risque potentiel. Létude nincluait cependant pas suffisamment de cas avec les différents ISRS pour déterminer si tous les ISRS présentaient le même risque dHPPN.

Les données dobservation indiquent un risque accru (moins de 2 fois) dhémorragie du post-partum en raison de lexposition aux ISRS/IRSN dans le mois précédant la naissance (voir «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables»).

Allaitement:

Aucune étude contrôlée nest disponible chez la femme en période dallaitement. On suppose que lescitalopram passe dans le lait maternel.

Le sevrage simpose si un traitement par Escitalopram NOBEL savère nécessaire.

Effet sur laptitude à la conduite et lutilisation de machines

Lescitalopram nentrave ni les fonctions intellectuelles ni les capacités motrices. Toutefois, comme pour dautres médicaments psycho-actifs, la prudence est recommandée lors de la conduite dun véhicule ou du maniement de machines.

Effets indésirables

Les effets indésirables apparaissent généralement au cours des première et deuxième semaines de traitement. Lintensité et la fréquence des effets secondaires diminuent habituellement avec la poursuite du traitement et ils ne conduisent normalement pas à larrêt du traitement.

Larrêt du traitement par ISRS/IRSN (particulièrement lorsquil est brutal) conduit habituellement à la survenue de symptômes de sevrage. Néanmoins, les données précliniques et cliniques existantes permettent de déduire que les ISRS nentraînent pas de pharmacodépendance.

Les réactions les plus fréquemment rapportées sont les suivantes: sensations vertigineuses, troubles sensoriels (incluant paresthésies et sensations de choc électrique), troubles du sommeil (incluant insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements, confusion, sudation, céphalées, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels.

Généralement, ces événements sont dintensité légère à modérée et sont spontanément résolutifs, néanmoins, ils peuvent être dintensité sévère et/ou se prolonger chez certains patients. Il est donc conseillé lorsquun traitement par escitalopram nest plus nécessaire, de diminuer progressivement les doses (voir «Posologie/Mode demploi»).

Les effets indésirables du traitement avec lescitalopram sont présentés ordonnés selon la classe systémique dorganes et la fréquence. Les effets secondaires qui se sont manifestés plus fréquemment sous escitalopram que sous placebo lors détudes en double aveugle sont accompagnés dindications sur leur fréquence. Pour les annonces spontanées après commercialisation (données post-marketing), il nest pas possible de calculer les fréquences. Cest pourquoi ces effets indésirables sont listés avec lindication fréquence inconnue.

«très fréquent»: (≥1/10);

«fréquent»: (≥1/100, <1/10);

«occasionnel»: (≥1/1000, <1/100);

«rare»: (≥1/10000, <1/1000);

«très rares»: (<1/10000).

Affections hématologiques et du système lymphatique:

·fréquence inconnue: thrombocytopénie

Affections du système immunitaire:

·rare: réactions anaphylactiques

Affections endocriniennes:

·fréquence inconnue: sécrétion inappropriée dADH, hyperprolactinémie*

* Cet événement a été rapporté pour la classe thérapeutique des ISRS/IRSN.

Troubles du métabolisme et de la nutrition:

·fréquent: baisse de lappétit, augmentation de lappétit, prise de poids

·occasionnel: perte de poids

·fréquence inconnue: hyponatrémie, anorexie1

Affections psychiatriques:

·fréquent: anxiété, inquiétude, rêves anormaux, diminution de la libido, anorgasmie chez la femme

·occasionnel: bruxisme, agitation, nervosité, attaques de panique, état confusionnel

·rare: agressivité, dépersonnalisation, hallucinations

·fréquence inconnue: manie, idées suicidaires, comportement suicidaire²

Affections du système nerveux:

·fréquent: insomnie, somnolence, vertige, paresthésies, tremblements

·occasionnel: dysgueusie, troubles du sommeil, syncope

·rare: syndrome sérotoninergique

·fréquence inconnue: dyskinésies, troubles du mouvement, crises épileptiques, agitation psychomotrice/acathésie1

Affections oculaires:

·occasionnel: mydriase, troubles visuels

Affections de loreille et du labyrinthe:

·occasionnel: acouphènes

Affections cardiaques:

·occasionnel: tachycardie

·rare: bradycardie

·fréquence inconnue: allongement de lintervalle QT à lélectrocardiogramme

Des cas dallongement de lintervalle QT et darythmies ventriculaires, incluant de très rares cas de torsade de pointes, ont été rapportés depuis la commercialisation. Ceci concernait avant tout les femmes ainsi que des patients présentant une hypokalémie, un allongement QT préexistant, ou dautres affections cardiaques (voir «Contre-indications», «Mises en garde et précautions», «Interactions», «Surdosage» et «Propriétés/Effets»).

Affections vasculaires:

·fréquence inconnue: hypotension orthostatique

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales:

·fréquent: sinusite, bâillements

·occasionnel: épistaxis

Affections gastro-intestinales:

·très fréquent: nausées (15%)

·fréquent: diarrhées, constipation, vomissements, sécheresse buccale

·occasionnel: hémorragies gastro-intestinales (incluant des rectorragies)

Affections hépatobiliaires:

·fréquence inconnue: hépatite, tests hépatiques anormaux

Affections de la peau et du tissu sous-cutané:

·fréquent: sudation accrue

·occasionnel: urticaire, alopécie, éruption cutanée, prurit

·fréquence inconnue: ecchymose, angioedème

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif:

·fréquent: arthralgie, myalgie

·fréquence inconnue: rhabdomyolyse

Affections du rein et des voies urinaires:

·fréquence inconnue: rétention urinaire

Affections des organes de reproduction et du sein:

·fréquent: troubles de léjaculation, impuissance

·occasionnel: métrorragie, ménorragie

·fréquence inconnue: galactorrhée, priapisme, hémorragie post-partum*

* Cet événement a été rapporté pour la classe thérapeutique des ISRS/IRSN (voir «Mises en garde et précautions» et «Grossesse, Allaitement»).

Troubles généraux et anomalie au site dadministration:

·fréquent: fatigue, fièvre

·occasionnel: oedème

1: Ces effets indésirables sont valables pour toute la classe thérapeutique des ISRS.

2: Des cas didées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par escitalopram ou peu après son arrêt (voir «Mises en garde et précautions»).

Effet de classe

Des études épidémiologiques incluant essentiellement des patients âgés de 50 ans ou plus ont révélé un risque accru de fractures sous ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) et sous ATC (antidépresseurs tricycliques). Le mécanisme à lorigine de ce risque est inconnu.

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Toxicité

Les données sur le surdosage en escitalopram sont peu nombreuses et comprennent souvent un surdosage concomitant en plusieurs médicaments. Dans la majorité des cas, peu de symptômes ont été rapportés voire aucun. Des cas mortels de surdosage en escitalopram seul ont rarement été rapportés; la majorité des cas comprenait un surdosage concomitant en plusieurs médicaments. Des doses descitalopram seul comprises entre 400 et 800 mg ont été prises sans quaucun symptôme sévère napparaisse.

Signes et symptômes

Les symptômes rapportés en cas de surdosage avec lescitalopram concernent principalement le système nerveux central (allant de vertiges, tremblements et agitation, à de rares cas de syndrome sérotoninergique, convulsions et coma), le système gastro-intestinal (nausées/vomissements) et le système cardiovasculaire (hypotension, tachycardie, allongement du QT et arythmie) et léquilibre hydro-électrolytique (hypokaliémie, hyponatrémie).

Traitement

Un antidote spécifique nest pas connu. Il faut libérer les voies aériennes et les garder dégagées, assurer une oxygénation et une ventilation adéquates. Le lavage gastrique et ladministration de charbon activé doivent être envisagés. Le lavage gastrique doit être effectué dès que possible après ingestion du médicament. La surveillance de la fonction cardiaque par ECG et des signes vitaux en combinaison avec les mesures de soutien générales orientées aux symptômes est conseillée.

En cas de surdosage chez les patients avec une insuffisance cardiaque/une bradyarythmie, chez les patients qui prennent simultanément des médicaments ayant un effet allongeant lintervalle QT ou chez les patients ayant un métabolisme altéré, comme une insuffisance hépatique, une surveillance de lECG est recommandée.

Propriétés/Effets

Code ATC

N06AB10

Mécanisme daction

Lescitalopram est un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (5-HT). Il possède une affinité nulle ou très faible pour beaucoup dautres récepteurs, parmi lesquels les récepteurs 5-HT1A, 5-HT2, DA D1 et D2 ainsi que les récepteurs adrénergiques alpha1, alpha2, bêta, les récepteurs histaminergiques H1, les récepteurs cholinergiques muscariniques, les récepteurs des benzodiazépines et des opiacés.

Linhibition de la recapture de la sérotonine est probablement le seul mécanisme daction qui explique les effets pharmacologiques et cliniques de lescitalopram.

Lescitalopram possède une haute affinité pour le site primaire de liaison et a un effet régulateur allostérique sur le transporteur de la sérotonine.

Lescitalopram est lénantiomère S du racémate (citalopram) et lénantiomère auquel revient lefficacité thérapeutique. Les études pharmacologiques ont montré que lénantiomère R nest pas inactif, mais quil soppose à lenrichissement de la sérotonine et donc aux propriétés pharmacologiques inhérentes à lénantiomère S.

Pharmacodynamique

Voir «Mécanisme daction».

Efficacité clinique

Efficacité lors de dépressions:

Dans les essais cliniques en double aveugle et contrôlés par placebo, lescitalopram a conduit dès la 2ème semaine de traitement à une baisse significativement plus rapide du score sur léchelle MADRS (Montgomery & Asberg Depression Rating Scale), comparé au placebo. Lappréciation globale selon le CGI-I (Clinical Global Impression - Improvement Items) a montré dès la première semaine de traitement par escitalopram des différences statistiquement significatives par rapport au placebo. Ces modifications rapides nont pas pu être démontrées avec le citalopram racémique lors de ces essais.

Efficacité lors de symptômes anxieux associés à la dépression:

Des essais cliniques menés en double aveugle et contrôlés par placebo ont montré que lescitalopram conduit à une baisse plus importante du score sur léchelle dévaluation de lanxiété MADRS (tension intérieure, troubles du sommeil) que le placebo. Les résultats dun autre essai clinique en double aveugle et contrôlé par placebo ont montré lefficacité supérieure de lescitalopram par rapport au placebo sur léchelle Hamilton de lanxiété (HAMA) et sur léchelle Hamilton de la dépression (HAMD).

Lescitalopram na provoqué aucun effet cliniquement significatif sur les fonctions vitales, lECG ou les paramètres de laboratoire, que ce soit chez les volontaires sains ou chez les patients.

Efficacité lors de phobies sociales:

Chez les patients atteints de phobies sociales (dans trois études sur trois), lescitalopram était efficace aussi bien dans les traitements à court terme (8 à 12 semaines) que dans les traitements à long terme (jusquà 9 mois).

Efficacité lors de troubles anxieux généralisés:

Lescitalopram dosé à 10 et 20 mg par jour était efficace dans 4 études contrôlées par placebo sur 4. Le dosage de 5 mg nétait pas efficace.

Les données cumulées de trois études de protocole similaire, menées chez un total de 421 patients traités par lescitalopram et de 419 patients traités par placebo ont mis en évidence un taux de répondeurs de 47.5% (escitalopram) et de 28.9% (placebo) et une rémission de 37.1% (escitalopram) et de 20.8% (placebo). La persistance de leffet a été observée après une semaine.

Dans une étude dune durée allant de 24 à 76 semaines, lescitalopram dosé à 20 mg par jour a significativement réduit le risque de rechute chez 375 patients qui avaient répondu au traitement dans une phase initiale ouverte dune durée de 12 semaines.

Efficacité lors de troubles paniques:

Lefficacité de lescitalopram a été démontrée lors dune étude contrôlée par placebo dune durée de 10 semaines avec un dosage flexible descitalopram 5-20 mg par jour et le citalopram racémique 10-40 mg par jour.

Létude a démontré une efficacité supérieure de lescitalopram par rapport au placebo lors de relevés des fréquences des attaques paniques, du degré de sévérité, de la durée et des symptômes accompagnant les troubles paniques.

Efficacité lors de troubles obsessionnels compulsifs:

Une étude clinique randomisée, en double aveugle a montré que lescitalopram 20 mg par jour provoque une plus grande réduction du score après 12 semaines sur les échelles suivantes par rapport au placebo: Y-BOCS (Yale-Brown Obsessive Compulsive Scale) score global (différence moyenne: 3.21 points), Y-BOCS sous-échelle obsessions/rituels et NIMH-OCS (National Institute of Mental Health Obsessive Compulsive Scale) score global. Le résultat obtenu avec lescitalopram 10 mg par jour sur le score global de léchelle Y-BOCS après 12 semaines était numériquement différent du placebo (différence moyenne: 1.97 points), mais natteignait pas la signifiance statistique (p= 0.052).

Après 24 semaines, les deux doses, soit celle de 10 mg (différence moyenne: 2.56 points) et celle de 20 mg (différence moyenne: 3.55 points) descitalopram par jour, étaient supérieures au placebo dans les analyses statistiques (évaluation du critère primaire score global de léchelle Y-BOCS ainsi que les sous-échelles obsessions/rituels de Y-BOCS et le score global de NIMH-OCS).

Le tableau suivant montre le pourcentage des patients (%) de létude décrite plus haut (y compris les contrôles actifs) ayant montré une réponse ou une rémission après 24 semaines (placebo, paroxétine ainsi quescitalopram):

Critères

Placebo

Paroxétine

Escitalopram

 

(n= 113)

40 mg/jour
(n= 116)

10 mg/jour
(n= 112)

20 mg/jour
(n= 114)

Répondeurs

Y-BOCS Réduction ≥25% (prédéfinie)

50.4

67.2*

63.4

70.2**

Y-BOCS Réduction ≥30% (prédéfinie)

44.2

60.3*

59.8*

62.3*

Y-BOCS Réduction ≥35% (prédéfinie)

38.1

53.4*

54.5*

55.3*

CGI-I ≤2 (prédéfini)

38.1

57.8**

58.0**

56.1**

Rémission

Y-BOCS ≤10 (prédéfini)

27.4

37.9

36.6

42.1*

CGI-S ≤2 (prédéfini)

26.5

31.9

41.1*

38.6

CGI-S = 1

8.8

17.2

17.0

15.8

Supériorité statistiquement significative par rapport au placebo: * p<0.05; ** p<0.01.

Lescitalopram (10 et 20 mg par jour) sest montré efficace dans la prévention des rechutes pour les patients dune étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo dune durée de 24 semaines.

Lanalyse primaire defficacité a montré une efficacité supérieure et statistiquement significative de lescitalopram par rapport au placebo sur le délai jusquà la rechute des troubles obsessionnels compulsifs; le pourcentage de patients ayant une rechute était statistiquement significativement supérieur dans le groupe placebo (52%) par rapport au groupe escitalopram (23%). Lefficacité observée était statistiquement significative, aussi bien dans le groupe de 10 mg (10% de rechutes sous escitalopram contre 35% sous placebo) que dans le groupe de 20 mg (26% de rechutes sous escitalopram contre 54% sous placebo), p=0.014 et p<0.001.

Dans les études sur les troubles obsessionnels compulsifs, un effet favorable de lescitalopram sur certains aspects de la qualité de vie a été observé (échelles SF-36 et Sheehan Disability Scale), avec des effets moins prononcés sous 10 mg.

Les patients ayant des tics (y compris syndrome de Tourette) nont pas été étudiés dans les deux études (critère dexclusion).

Dans une étude en double aveugle, contrôlée par placebo, de lECG chez des sujets sains, la variation par rapport à létat initial du QTc (correction de Fridericia) a été de 4.3 ms (90% CI 2.26.4) à la posologie de 10 mg par jour et de 10.7 ms (90% CI 8.612.8) lors dun dosage de 30 mg/jour, ce qui est au-dessus de la recommandation (voir «Contre-indications», «Mises en garde et précautions», «Interactions», «Effets indésirables» et «Surdosage»).

Pharmacocinétique

Absorption

Lescitalopram est pratiquement entièrement absorbé après administration orale. La prise simultanée de nourriture ninfluence pas labsorption. Lors de ladministration de doses multiples, les taux plasmatiques maximaux sont atteints en lespace de 4 heures.

La pharmacocinétique est linéaire. Les taux plasmatiques à létat déquilibre sont atteints après une semaine environ. En administrant une dose quotidienne de 10 mg, la concentration moyenne à létat déquilibre sélève à 50 nmol/l (intervalle 20125 nmol/l).

Distribution

Le volume de distribution sélève à 1226 l/kg après administration orale. Les données sur le citalopram permettent destimer une liaison aux protéines plasmatiques inférieure à 80% pour lescitalopram et pour ses métabolites principaux.

Métabolisme

Lescitalopram est métabolisé en déméthylescitalopram et didéméthylescitalopram. Les deux métabolites possèdent une action pharmacologique. Loxyde N-escitalopram peut également être formé parallèlement. Lescitalopram et ses métabolites sont en partie éliminés sous forme de glucuronides. Dans le plasma, lescitalopram est retrouvé en majeure partie sous forme non-modifiée. Après administration de doses multiples, 2831% de la concentration descitalopram se retrouvent sous forme de déméthylescitalopram et <5% sous forme de didéméthylescitalopram. La biotransformation de lescitalopram en métabolites déméthylés a lieu principalement par le CYP2C19, éventuellement avec une participation des CYP3A4 et CYP2D6.

Élimination

La demi-vie délimination (t½β) après administration de doses multiples est denviron 30 heures, la clairance plasmatique orale (Cloral) est denviron 0.6 l/min.

On suppose que lescitalopram et ses métabolites principaux - tout comme le citalopram racémique - sont éliminés par le foie (voie métabolique) et par les reins, la plus grande partie de la dose apparaissant sous forme de métabolites dans les urines. La clairance hépatique repose principalement sur le système enzymatique P450.

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles de la fonction hépatique:

Chez les patients ayant une limitation légère à modérée de la fonction hépatique (classes A et B de Child-Pugh), la demi-vie était environ deux fois plus longue et lAUC était augmentée denviron 60% par rapport aux valeurs observées chez les patients présentant une fonction hépatique normale (voir «Posologie/Mode demploi»).

Troubles de la fonction rénale:

Pour cause dexpérience insuffisante en la matière, la sécurité demploi de lescitalopram nest pas suffisamment établie lors dinsuffisance rénale. Dans le cadre détudes portant sur le citalopram racémique, une demi-vie plus longue et une légère augmentation du taux plasmatique ont été mesurées chez les patients ayant une fonction rénale réduite (Clcr 10 – 53 ml/min). Les concentrations plasmatiques des métabolites nont pas été mesurées, elles sont éventuellement augmentées.

Patients âgés (>65 ans):

En raison dune baisse du taux de métabolisation chez les patients âgés (>65 ans), un allongement des demi-vies et une baisse des valeurs de la clairance ont été constatés dans ce groupe. Lexposition systémique est plus élevée de 50% environ chez les patients âgés par rapport aux volontaires sains.

Polymorphismes génétiques:

Chez les métaboliseurs lents du CYP2C19, les taux plasmatiques descitalopram mesurés étaient deux fois plus élevés que chez les métaboliseurs rapides. Chez les métaboliseurs lents du CYP2D6, aucune modification significative du taux plasmatique na été observée.

Données précliniques

Toxicité à long terme (ou toxicité en cas dadministration répétée)

Après quelques semaines de traitement à doses très hautes (toxiques) descitalopram et de citalopram, des effets cardiaques ont pu être observés chez le rat. Aucune relation avec la pratique clinique na été trouvée jusquici.

Dans quelques tissus comme ceux des poumons, de lépididyme et du foie, un taux élevé de phospholipides a été mesuré chez le rat après administration prolongée de citalopram et descitalopram. Les observations au niveau des épididymes et du foie sont apparues à des doses analogues à celles utilisées en clinique. Leffet était réversible après larrêt du traitement. Laccumulation de phospholipides (phospholipidose) chez lanimal a été observée avec un grand nombre de médicaments amphiphiles cationiques. On ignore si ce phénomène est pertinent pour lêtre humain.

Mutagénicité et carcinogénicité

Aucune donnée nest actuellement disponible sur la mutagenèse et la carcinogenèse descitalopram.

Toxicité sur la reproduction

Des études chez lanimal ont montré que le citalopram entraîne une diminution des indices de fécondité et de gestation, ainsi quune diminution du nombre de nidation, des tubes séminifères endommagés et un sperme anormal.

Aucune donnée chez lanimal relative à ce sujet nest disponible pour lescitalopram.

Des études dembryotoxicité réalisées sur le rat ont révélé des effets toxiques (diminution du poids du foetus et retard réversible de lossification), toutefois à des AUC plus élevées que celles atteintes dans la pratique clinique. Le taux de malformations nétait pas accru. Des études périnatales et postnatales ont montré une baisse du taux de survie pendant la période de lactation à des AUC plus élevées que celles atteintes dans la pratique clinique.

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Délai dutilisation après ouverture du flacon en plastique

Après la première ouverture, à utiliser dans les 3 mois.

Remarques particulières concernant le stockage

Ne pas conserver au-dessus de 25 °C, dans lemballage dorigine et hors de la portée des enfants.

Numéro dautorisation

67544 (Swissmedic).

Présentation

Escitalopram NOBEL 10 mg: emballages blister à 14, 28 et 98 comprimés pelliculés sécables [B].

Escitalopram NOBEL 10 mg: flacons en plastique à 220 comprimés pelliculés sécables [B].

Escitalopram NOBEL 20 mg: emballages blister à 14, 28 et 98 comprimés pelliculés sécables [B].

Escitalopram NOBEL 20 mg: flacons en plastique à 140 comprimés pelliculés sécables [B].

Titulaire de lautorisation

NOBEL Pharma Schweiz AG, Risch.

Mise à jour de linformation

Mai 2023.